Vue panoramique de Chartres avec sa cathédrale et rivière

Que visiter à Tours : les incontournables à faire et ne pas manquer

J’ai posé un pied dans Tours un vendredi matin d’avril, sans attendre grand-chose. Je traversais juste la région, mais j’avais quelques heures à tuer avant mon train. Et puis voilà, j’ai marché dans le Vieux-Tours, j’ai levé les yeux vers la Cathédrale Saint-Gatien, et j’ai compris qu’on m’avait menti : cette ville n’est pas qu’une étape vers les châteaux. Elle est une destination. Avec ses façades à colombages, ses bords de Loire qui respirent, son patrimoine historique inscrit à l’UNESCO et ce mélange de culture vivante et d’architecture millénaire, Tours mérite qu’on s’y attarde. Alors je me suis attardée. Et je vais vous raconter ce qu’il ne faut surtout pas manquer si vous décidez, vous aussi, de vous perdre dans cette ville du Val de Loire qui porte si bien son surnom de Jardin de la France.

La Cathédrale Saint-Gatien et le Cloître de la Psalette

La Cathédrale Saint-Gatien m’a cueillie dès mon arrivée dans le centre-ville. Impossible de la rater : ses deux tours culminent à 69 et 70 mètres, et sa façade gothique ressemble à un travail d’orfèvre. Construite entre 1170 et 1575, elle concentre quatre siècles d’évolutions architecturales dans un seul édifice. À l’intérieur, la nef s’élève à près de 30 mètres sous des voûtes qui semblent défier la gravité. Mais ce qui m’a vraiment coupé le souffle, ce sont les vitraux du XIIIe siècle. Ils filtrent la lumière avec une délicatesse que je ne saurais décrire sans tomber dans le pathos.

On y trouve aussi un orgue du XVIe siècle, un tabernacle plaqué d’ébène et d’ivoire, et deux tombeaux sculptés qui serrent le cœur : ceux des enfants de Charles VIII et Anne de Bretagne, morts à 3 ans et 36 jours. La cathédrale est ouverte tous les jours de 8h30 à 18h30, l’entrée est gratuite, et le sol est régulier, ce qui facilite l’accès aux personnes à mobilité réduite. Je vous recommande d’y consacrer au moins 30 minutes, même si vous n’êtes pas croyante.

Juste à côté, adossé au flanc nord de la cathédrale, le Cloître de la Psalette offre un contraste saisissant. C’est une architecture de transition entre le gothique et la Renaissance, avec un jardin paisible et des gargouilles qui veillent depuis des siècles. L’escalier à vis qui mène au scriptorium est un petit chef-d’œuvre en soi. En haut, une salle voûtée achevée en 1460 accueille régulièrement des expositions. Balzac y a même campé l’un de ses personnages de La Comédie humaine. L’entrée coûte 4 euros pour les adultes, gratuite pour les enfants. Comptez entre 10 et 40 minutes pour la visite.

Le Vieux-Tours et la Place Plumereau

Si vous ne deviez voir qu’un seul quartier à Tours, ce serait celui-là. Le Vieux-Tours est un dédale de ruelles pavées bordées de maisons à colombages qui datent du XVe siècle. Certaines façades, notamment rue Colbert, sont d’un rouge flamboyant qui contraste avec le ciel gris de la Touraine. Sur l’une d’elles, j’ai repéré des pèlerins de Saint Jacques de Compostelle sculptés dans le bois. Ce genre de détail, personne ne vous le montre sur une carte postale, mais c’est exactement ce qui donne son âme à une ville.

Et puis il y a la Place Plumereau. Élue meilleure place de France pour prendre l’apéro par le Lonely Planet, elle ne vole pas son titre. Les maisons colorées s’alignent avec une symétrie presque parfaite, les terrasses débordent de vie, et l’ambiance y est électrique dès que le soleil décline. Jeanne d’Arc y est passée avec son armée au XVe siècle, mais aujourd’hui, ce sont surtout les touristes et les habitants qui se disputent les meilleures places en terrasse. La place a été réhabilitée dans les années 1960, et elle reste le cœur battant de Tours.

Je vous conseille de vous y promener tôt le matin, quand les ruelles sont encore désertes et que la lumière rasante fait ressortir les détails des façades. Comptez une bonne heure de balade, sans compter les arrêts dans les boutiques. Si vous souhaitez approfondir, des visites guidées sont proposées par l’Office de Tourisme, labelisées Ville d’Art et d’Histoire, à partir de 7 euros pour 1h30. Il existe aussi des visites théâtralisées et nocturnes qui valent le détour.

La Basilique Saint-Martin et ses vestiges

La Basilique Saint-Martin, construite en 1890 par Victor Laloux, affiche fièrement son style néo-byzantin. Sa façade blanche se détache sur le ciel avec une élégance qui en impose. À l’intérieur, j’ai admiré les chapiteaux néoromans finement sculptés, les frises délicates et les vitraux dédiés à saint Martin, protecteur des voyageurs et des démunis. La crypte abrite les reliques et le tombeau du saint, et l’atmosphère y est recueillie. La basilique est ouverte tous les jours de 7h30 à 19h, sauf le dimanche où l’ouverture est à 8h. L’entrée est gratuite et l’accès se fait de plain-pied.

Mais ce qui m’a le plus frappée, ce sont les vestiges de l’ancienne basilique qui se trouvent autour du site actuel. La Tour Charlemagne, par exemple, surplombait le bras nord du transept de l’ancienne collégiale construite en 471 et détruite en 1582. Elle compte 248 marches et offre une vue imprenable depuis son belvédère de 25 mètres. Des visites guidées sont proposées sur réservation au tarif de 6 euros, pour environ 1 heure. Des escape games et des dégustations gourmandes y sont également organisés.

La Tour de l’Horloge, un peu plus loin rue des Halles, est un autre vestige de cette ancienne basilique. Elle abrite une cloche qui servait autrefois à sonner l’ouverture et la fermeture des marchés, ainsi qu’une horloge datant de la Révolution Française. La tour est fermée au public, mais elle vaut le coup d’œil de l’extérieur. Des inscriptions au sol délimitent l’emplacement de l’immense basilique originelle, longue de 110 mètres, qui constituait l’un des sanctuaires les plus importants du christianisme à l’époque.

Le Château de Tours et ses collections

Le Château de Tours, situé sur les bords de Loire, cumule des vestiges de plusieurs époques. Sa construction a débuté au XIe siècle comme forteresse défensive pendant l’Empire romain, avant de devenir demeure royale au XVe siècle. Aujourd’hui, il abrite deux musées : le musée d’Art Contemporain et l’atelier d’Histoire de Tours, ainsi que deux bibliothèques spécialisées en archéologie. Après avoir été caserne de l’armée jusqu’en 1968, il a été restauré et transformé en centre culturel municipal.

Ce qui fait la force de ce château, ce sont ses expositions. Entre 10 et 12 par an, elles couvrent des thématiques variées sous le prisme de l’art. Le Jeu de Paume, lieu de référence pour la diffusion de l’image contemporaine à Paris, propose une programmation « hors les murs » au château depuis une dizaine d’années. J’y ai vu des œuvres de Nadar, Lartigue, Vivian Maier et Gilles Caron. Le château fait la part belle à la photographie avec des œuvres de renommée mondiale.

Le musée est ouvert du mardi au dimanche de 14h à 18h. L’entrée coûte 4,50 euros pour les adultes et est gratuite pour les enfants jusqu’à 26 ans. Comptez entre 1h et 2h de visite selon l’ampleur des expositions. Attention, les trois autres niveaux d’exposition sont inaccessibles aux personnes à mobilité réduite. L’entrée au Château de Tours est incluse dans le Tours City Pass. Juste en bas, la Promenade des Gabarres offre un cadre idéal pour un pique-nique avec vue sur la Loire.

Le Musée des Beaux-Arts et son jardin remarquable

Le Musée des Beaux-Arts est installé dans l’ancien palais épiscopal du XVIIIe siècle, juste derrière la cathédrale. Le bâtiment est adossé au rempart du IVe siècle, et cette superposition d’époques donne au lieu une profondeur historique rare. À l’intérieur, près de 12 000 œuvres couvrent une période allant de la Renaissance au XXe siècle. J’ai croisé des chefs-d’œuvre signés Mantegna, Delacroix, Rembrandt, Monet, Degas et Rodin. Les expositions thématiques permettent de porter un regard neuf sur ces collections.

Mais le véritable trésor de ce musée, c’est son jardin à la française sur trois niveaux. Au centre, un cèdre du Liban planté en 1804 et classé Arbre remarquable domine l’espace. Il mesure 31 mètres de hauteur et 33 mètres de large, et ses branches couvrent une surface de 200 m². C’est un colosse végétal, un chef-d’œuvre de la nature en plein centre-ville. Dans la cour, on trouve aussi Fritz, un éléphant de cirque devenu incontrôlable, abattu et empaillé en 1902, devenu la mascotte de la ville.

Le musée est ouvert du mercredi au lundi de 9h à 18h. Le tarif est de 8,40 euros pour les adultes et gratuit pour les enfants jusqu’à 26 ans. Comptez entre 1h et 3h de visite. Les étages sont inaccessibles aux personnes à mobilité réduite. L’entrée au Musée des Beaux-Arts est incluse dans le Tours City Pass. À deux minutes, le Salon de thé L’instant est chaleureusement recommandé pour prolonger l’expérience.

Le Centre de Création Contemporaine Olivier Debré

Le CCCOD est la référence tourangelle en matière d’art contemporain. Premier centre créé en 1994 et conventionné par le ministère de la Culture et de la Communication, il a développé en 1997 une mission d’agence d’artistes pour accompagner et soutenir des créateurs dans la réalisation de leurs œuvres. L’architecture, signée Manuel Aires Mateus, un architecte portugais, vaut à elle seule le détour. Le bâtiment offre une plateforme unique pour découvrir la jeune scène artistique contemporaine.

Des médiateurs sont présents dans les expositions pour accompagner les visiteurs et mieux appréhender le contexte des œuvres ou l’univers de ces artistes novateurs. Le lieu est également dédié au travail d’Olivier Debré, peintre abstrait français du XXe siècle. Tout au long de l’année, diverses manifestations et expositions permettent de découvrir l’intérieur du centre avec curiosité. Le CCCOD est ouvert du mercredi au dimanche de 11h à 18h, et le samedi jusqu’à 19h.

Le tarif est de 8,50 euros pour les adultes, 5,50 euros en tarif réduit et gratuit pour les moins de 18 ans. L’accès PMR est disponible, avec fauteuils roulants et cannes sièges disponibles à l’accueil sur demande. Comptez entre 30 minutes et 2h de visite selon les expositions. Dans l’enceinte du musée, le Café de Paula propose une cuisine joyeuse et simple mettant la gaufre à l’honneur. La programmation complète est disponible sur le site officiel.

Les bords de Loire et la promenade fluviale

Il fait bon flâner le long de la Loire dont les quais sont le royaume des promeneurs. Tour à tour sauvages ou aménagées, les berges abritent une faune variée qui s’observe à pied ou en bateau. De nombreux aménagements ont été pensés pour favoriser les balades, côté nord comme côté sud. La ville se dévoile sous ses plus beaux atours, avec des façades ancestrales et traditionnelles, empreintes de modernité et de vie. J’ai souvent eu l’impression d’être à la campagne au cœur même de la ville.

Les ponts illuminés enjambant la Loire permettent d’avoir une perspective unique sur le fleuve et la ville. Promenades, guinguettes et festivals s’y succèdent selon les saisons. L’accès se fait en seulement 10 minutes à pied depuis le centre-ville. La Loire s’étend sur 1,5 km à Tours. Les quais sont ouverts 24h/24 et l’accès est gratuit. La seule difficulté, c’est la distance que vous choisissez de parcourir.

Il n’y a pas d’offre de restauration sur place, sauf l’été où de nombreuses guinguettes ouvrent pour particulièrement le plus grand plaisir des promeneurs. Je vous conseille de prendre vos victuailles en centre-ville pour un pique-nique avec vue sur les quais de Loire. Les berges offrent un cadre idéal pour décompresser, observer les oiseaux, ou simplement respirer. C’est l’un de mes lieux préférés à Tours, celui où je reviens à chaque fois que j’ai besoin de ralentir.

Le Musée du Compagnonnage

Le Musée du Compagnonnage est situé dans l’ancien dortoir de l’abbaye bénédictine Saint-Julien de Tours. Classé Musée de France, il fait la part belle au Compagnonnage à travers les siècles. Il présente les productions des Compagnons du Devoir, un mouvement communautaire axé sur l’apprentissage des valeurs et de l’amour du travail bien fait pour les jeunes dès 15 ans. À travers une riche collection d’outils, de tableaux souvenirs et d’archives, le musée offre une immersion fascinante dans l’histoire et les traditions des compagnons.

Ces artisans, dont le talent est aujourd’hui inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco, sont mis à l’honneur à travers de nombreux chefs-d’œuvre d’artisanat. Le musée met un point d’honneur à rendre la visite concrète par le biais de démonstrations et d’ateliers interactifs. Des ateliers pour enfants sont proposés, ce qui en fait un lieu particulièrement adapté aux visites familiales. C’est l’occasion de faire découvrir aux plus jeunes le principe d’apprendre les ficelles d’un métier artisanal en faisant un tour de France.

Le musée est ouvert tous les jours sauf le mardi de 9h à 12h30 et de 14h à 18h. Les tarifs sont de 6,40 euros en plein tarif et 3,20 euros en tarif réduit. Comptez entre 30 minutes et 1h30 de visite. De nombreux restaurants, bars et cafés se trouvent à proximité. Je recommande de surveiller les actualités du musée sur le site officiel avant votre visite.

Les édifices publics remarquables de Victor Laloux

Victor Laloux a marqué Tours de son empreinte avec trois réalisations majeures. L’Hôtel de Ville, construit à partir de 1896 sur la place Jean-Jaurès, impose par sa stature avec une façade sculptée, un double escalier et des fresques au plafond. Ce monument accueille des conseils municipaux, des mariages et des événements festifs. Le hall peut être visité librement. Des visites guidées sont proposées par la Ville de Tours sur inscription. Comptez environ 30 minutes à 1 heure pour la visite.

La gare de Tours, construite à la même période et par le même architecte, a été pensée comme une œuvre d’art. Dans le style néo-classique anglais, elle présente une verrière monumentale, une horloge et quatre statues sculptées par Henri-Frédéric Varenne, allégories des villes de destination : Nantes, Limoges, Bordeaux et Toulouse. À l’intérieur de sa halle métallique, 18 tableaux en céramique représentent les premières villes desservies telles que Belle-Isle-en-Mer, Carcassonne ou Arcachon.

La ville de Tours est directement reliée par TGV à plusieurs grandes villes françaises : Paris en 1 heure, Bordeaux en 2h15 et Nantes en 1h40. La gare est située place du Général Leclerc, dans l’alignement de la place Jean-Jaurès, avec une façade classique encadrée de colonnes face à un manège traditionnel et au Vinci. Victor Laloux a également conçu la Basilique Saint-Martin, troisième réalisation emblématique qui complète son héritage architectural dans la ville.

L’Hôtel Goüin et les trésors architecturaux

L’Hôtel Goüin est un hôtel particulier du XVe siècle situé rue du Commerce. Il présente une rare architecture purement Renaissance avec une incroyable façade sculptée vers 1510. Les visiteurs peuvent passer un bon moment à admirer le foisonnement de détails qui ornent la façade entre les frises, les médaillons, les corbeilles de fruits et les rubans. Le monument est classé et propose des expositions temporaires de grande qualité et éclectiques. Je recommande de consulter l’agenda sur le site officiel avant la visite.

Le lieu est ouvert du mercredi au dimanche de 14h à 18h uniquement si des expositions sont en cours. L’entrée est gratuite pour tous en visite libre. Comptez entre 30 minutes et 1 heure. L’accès présente quelques difficultés avec des marches pour l’entrée et un escalier pour l’étage, sans accès PMR. La Place Plumereau se trouve à seulement 3 minutes à pied avec ses nombreux restaurants.

Un peu plus loin, le Passage du Cœur Navré est une étroite ruelle couverte reliant la rue Colbert et la place de la Foire. Elle pourrait dater du XVe siècle. Son nom trouverait son origine auprès des condamnés qui la traversaient pour rejoindre la place où se tenaient les exécutions. Ce passage étroit et insolite fait référence aux condamnés empruntant ce passage pour y subir leurs châtiments. Dans le Vieux-Tours, on trouve également de nombreuses maisons canoniales à colombage avec tourelles autour du jardin Saint Pierre le Puellier et le long de la rue Colbert où se situe l’église Saint Julien.

Place Jean-Jaurès et le centre névralgique

La place Jean-Jaurès, surnommée place du Palais pour son palais de justice de style Louis-Philippe construit en 1843, est le centre névralgique de Tours. Cette vaste place, créée en 1745, marquait la limite sud des fortifications. Elle se situe aujourd’hui au croisement des principaux axes de Tours, entre quartiers commerçants et marchés animés, brasseries centenaires et fontaines illuminées. C’est le véritable centre de la ville, un lieu de passage obligé pour quiconque souhaite comprendre l’urbanisme tourangeau.

Le Vinci, surnommé la casquette pour son toit avancé, est le centre international de Congrès de Tours. Il a été conçu par le célèbre architecte français Jean Nouvel et construit en 1994. On y trouve trois auditoriums accueillant concerts, conférences et salons. Il est entouré par un jardin et situé dans l’alignement de la place Jean-Jaurès, face à la préfecture, à un manège traditionnel et à la gare. La préfecture est également située à proximité du Vinci, face à la gare, entourée d’un jardin.

Le manège traditionnel complète cet ensemble architectural et donne à la place un côté ludique et intemporel. L’alignement depuis la place Jean-Jaurès vers la gare crée une perspective urbaine remarquable. Cette place joue un rôle central comme véritable cœur de la ville moderne, là où se croisent habitants, touristes et voyageurs de passage.

L’Opéra de Tours et les lieux culturels

L’Opéra de Tours, conçu par Jean-Marie Hardion avec un jury incluant Charles Garnier, a conservé sa splendeur. Il est classé monument historique depuis 2024. C’est une salle à l’italienne avec peintures au plafond, balcons dorés, fauteuils en velours rouge et escaliers sculptés ainsi qu’un escalier monumental. Situé dans le quartier historique de la ville, il présente chaque année une saison lyrique, symphonique, des spectacles jeune public, des récitals et des concerts de musique de chambre.

Doté d’un chœur permanent, il accueille également l’Orchestre Symphonique Région Centre-Val de Loire/Tours depuis 2002. L’opéra continue de recevoir comédiens, orchestres et danseurs de ballet toute l’année. Les richesses peuvent être découvertes au cours d’un spectacle ou d’une visite guidée en petit comité de 1h15 à partir de 5 euros, permettant de découvrir l’histoire et les fastes du péristyle, du foyer du public et de la salle de spectacle. L’adresse est 34 rue de la Scellerie à Tours.

La Bibliothèque Centrale, surnommée la Dame au chapeau vert par les habitants de Tours, a été construite entre 1954 et 1957 par le célèbre architecte du style Art Déco Pierre Patout. Elle recense des milliers de documents (livres, journaux, CD) où l’on peut lire au calme. C’est un lieu intéressant à visiter quand il pleut. Le Muséum d’Histoire Naturelle borde la place Anatole France, près de la Loire. C’est un musée traditionnel qui laisse entrevoir de nombreuses époques et natures (mortes ou vivantes) à travers des expositions permanentes et temporaires. Il permet de découvrir la faune typique de Touraine et de faire un tour du monde avec des expositions sur les animaux de tous les continents. Une mise en avant particulière est faite pour les papillons et coléoptères du monde entier. C’est un lieu particulièrement didactique et adapté aux visites avec enfants.

Les autres édifices religieux et patrimoine médiéval

L’Église Saint-Julien est l’ancienne abbatiale de l’Abbaye fondée par Grégoire de Tours vers 575. Elle vaut le détour pour son architecture gothique et ses vitraux. Son chevet est particulièrement remarqué. L’église a récemment été restaurée et possède un clocher-porche de 25 mètres de haut. Les divers bâtiments de l’abbaye bénédictine Saint-Julien ont été construits du Xe au XVIe siècle et sont tous classés ou inscrits au titre des monuments historiques. Elle se trouve rue des Halles, dans le Vieux-Tours.

L’Église Saint-Grégoire des Minimes a été construite en 1627 par les frères Minimes pour remplacer leur premier couvent. Elle vaut le détour pour le décor de sa façade et l’ensemble de boiseries exécutées en 1670 par deux frères du monastère à l’intérieur. Les vestiges du Couvent des Cordeliers conservent sur la façade ouest le dernier vestige de la chapelle datant de 1224 : une porte sous arc brisé. Ces édifices témoignent de la richesse religieuse de Tours au Moyen Âge et à la Renaissance.

Les carrois sont typiques de Tours. Ce sont de petits carrés de jardins avec un coin de verdure aménagé au calme entre les bâtiments. Voici quelques exemples de ces espaces verts singuliers :

  • Le carroi de Saint Martin, paisible et ombragé, idéal pour une pause lecture
  • Le carroi aux herbes, un petit parc vert avec une aire de jeux pour les enfants, accessible depuis la rue Eugène Sue

La Place du Grand Marché accueille une statue dédiée à Plumereau. C’est également l’emplacement du Monstre de Tours, une œuvre de l’artiste plasticien Xavier Veilhan installée en 2004. Cette sculpture représente un imposant personnage fantastique mi-amusant, mi-effrayant. L’installation a suscité de nombreux débats lors de sa mise en place, mais appartient désormais au patrimoine de la ville. La place est couramment appelée place du monstre. Elle se situe derrière la Place Plumereau et à quelques pas des Halles de Tours. Ces lieux incarnent parfaitement le mélange entre patrimoine ancien et création contemporaine qui caractérise Tours.

Voilà ce que j’aurais aimé qu’on me dise avant de poser le pied à Tours : cette ville n’est pas qu’une étape, c’est une destination. Entre ses monuments historiques, ses musées riches en art et en histoire, ses bords de Loire apaisants et son Vieux-Tours authentique, elle mérite qu’on s’y attarde. J’y suis restée bien plus longtemps que prévu. Et je pense que vous ferez pareil.

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