Je vais vous parler franc : quand on évoque David Pujadas salaire, on touche à un sujet qui attire autant qu’il agace. Pendant seize ans, cet homme a rythmé nos soirées depuis le plateau de France 2, et sa rémunération fait encore débat aujourd’hui. Entre révélations médiatiques et estimations contradictoires, je vais démêler le vrai du faux concernant les émoluments de l’ancien présentateur du journal télévisé.
D’après les informations les plus fiables, David Pujadas percevait entre 15 000 et 18 000 euros par mois lorsqu’il officiait aux commandes du 20 heures. Une fourchette qui peut sembler vertigineuse, mais qui s’inscrit dans la réalité économique du secteur audiovisuel public. Cyril Hanouna a d’ailleurs confirmé le montant de 18 000 euros mensuels, précisant que cette somme couvrait non seulement la présentation du journal télévisé, mais également l’animation de l’émission politique « Des paroles et des actes ».
Les revenus de David Pujadas pendant ses années France 2
Plongeons dans les détails financiers de cette période dorée. Le salaire mensuel de David Pujadas oscillait donc dans une fourchette comprise entre 10 000 et 18 000 euros, selon les sources consultées. Le magazine Télé 2 semaines avançait en 2017 un montant de 15 000 euros par mois uniquement pour la présentation du journal télévisé, sans comptabiliser ses autres activités professionnelles au sein du groupe.
Cette rémunération plaçait le journaliste dans la moyenne haute des présentateurs de France Télévisions. À titre de comparaison, Élise Lucet touchait un salaire similaire oscillant entre 10 000 et 12 000 euros mensuels lorsqu’elle présentait le 13 heures de la chaîne. Une autre source mentionne que David Pujadas émargeait précisément à 12 000 euros par mois, un montant qui correspond aux standards salariaux de l’audiovisuel public français.
Il faut replacer ces chiffres dans leur contexte : David Pujadas a occupé le poste stratégique de présentateur du 20 heures du 3 septembre 2001 au 8 juin 2017. Seize années durant lesquelles il a incarné l’information télévisée française, justifiant ainsi une rémunération à la hauteur de ses responsabilités et de son exposition médiatique.
Comparaison des rémunérations dans l’audiovisuel français
Pour bien saisir la position salariale de David Pujadas, je dois vous présenter le panorama des rémunérations dans le secteur télévisuel français. Les écarts sont saisissants entre les chaînes publiques et privées, révélant deux philosophies économiques distinctes.
| Présentateur | Chaîne | Salaire mensuel | Période |
|---|---|---|---|
| David Pujadas | France 2 | 15 000 – 18 000 € | 2001-2017 |
| Laurent Delahousse | France 2 | 15 000 € | Depuis 2007 |
| Gilles Bouleau | TF1 | 30 000 – 40 000 € | Depuis 2012 |
| Marie-Sophie Lacarrau | TF1 | 30 000 € | Depuis 2021 |
| Jean-Pierre Pernaut | TF1 | 50 000 € | 1988-2020 |
Les rémunérations sur TF1 atteignent des sommets impressionnants. Gilles Bouleau et Anne-Claire Coudray perçoivent entre 30 000 et 40 000 euros mensuels, soit le double du salaire de David Pujadas. Marie-Sophie Lacarrau a même doublé ses revenus en quittant France 2 pour rejoindre la première chaîne, passant à 30 000 euros par mois.
Les anciennes stars de TF1 évoluaient dans une autre dimension financière : Patrick Poivre d’Arvor touchait 71 500 euros mensuels dans les années 2000, Laurence Ferrari percevait 50 000 euros, et Claire Chazal culminait à près de 120 000 euros par mois. Ces montants astronomiques illustrent l’âge d’or économique de la télévision commerciale.
Polémiques et critiques autour de sa carrière
Aborder le salaire de David Pujadas sans évoquer les controverses qui ont jalonné sa carrière serait incomplet. Le journaliste a essuyé de nombreuses critiques concernant son style d’interview et ses relations avec le pouvoir politique. En juillet 2010, sa complaisance présumée lors d’un entretien avec Nicolas Sarkozy avait fait scandale.
Le SNJ-CGT de France Télévisions avait alors dénoncé un journaliste « complaisant et incompétent », accusé de laisser le président « avancer des contre-vérités » sans les contredire. Ces critiques touchaient directement à la déontologie journalistique et questionnaient la légitimité de sa rémunération élevée.
En juin 2010, une action symbolique particulièrement marquante avait eu lieu : d’anciens membres du journal Le Plan B lui avaient remis une « laisse d’or », récompense ironique destinée au « journaliste le plus servile ». Cette distinction peu flatteuse dénonçait son supposé « amour des euros », sa « haine des syndicalistes » et son « dévouement pour les puissants ».
Ces polémiques interrogent sur la relation entre rémunération et indépendance journalistique. Quand un présentateur gagne plusieurs fois le salaire médian français, peut-il conserver sa liberté de ton face aux puissants ? Cette question traverse tout le métier et dépasse largement le cas de David Pujadas.
Sa reconversion professionnelle et ses revenus actuels
Depuis son départ de France 2, David Pujadas a entamé une nouvelle carrière sur LCI où il présente depuis 2021 l’émission « 24h Pujadas, l’info en questions ». Cette reconversion illustre la capacité d’adaptation des grandes figures du journalisme télévisé, même si les détails de sa rémunération actuelle restent confidentiels.
Ruth Elkrief, devenue éditorialiste de son émission à la rentrée 2023, touchait 15 000 euros par mois sur BFMTV selon les données de 2017. Cette information donne une indication sur les standards salariaux des chaînes d’information en continu, probablement comparables à ceux pratiqués sur LCI.
Pour contextualiser ces rémunérations des vedettes, il convient de rappeler que les journalistes travaillant derrière les caméras évoluent dans une réalité économique bien différente. Selon l’Observatoire des métiers de la presse, le revenu mensuel brut médian des journalistes en CDI s’établit à 3 580 euros par mois.
Cette disparité salariale reflète la hiérarchie implacable du secteur audiovisuel, où l’exposition télévisuelle détermine largement les niveaux de rémunération. David Pujadas, fort de son expérience et de sa notoriété, continue d’évoluer dans le haut de cette pyramide économique.


