Animateur avec casque et micro dans un studio éclairé

Guillaume Cérin : biographie, actualités et parcours du journaliste

Je sais pas toi, mais moi j’ai toujours été captivée par ces visages qu’on croise chaque matin au réveil, parfois sans vraiment les connaître. Guillaume Cérin fait partie de ces journalistes dont on capte la voix dans le bruit ambiant d’un café, pendant qu’on enfile nos baskets avant de partir bosser. Il officie aujourd’hui à LCI, à la fois comme rédacteur en chef adjoint et présentateur. Discret sur son âge exact — comme beaucoup dans ce milieu —, il revendique tout de même une belle expérience de 15 ans dans le journalisme. Son parcours dans les chaînes d’information continues est loin d’être linéaire : il a navigué entre plusieurs postes, plusieurs émissions, plusieurs casquettes. Marié à Thomas Pernette, journaliste spécialiste des familles royales, Guillaume Cérin incarne une certaine idée du métier : exigeante, discrète, mais profondément ancrée dans le réel. Je te propose qu’on décortique ensemble son parcours, ses choix, ses coulisses.

Guillaume Cérin a toujours aimé les mots. Après un baccalauréat littéraire, il s’est orienté vers une Licence de lettres et civilisation anglophone à la Sorbonne Nouvelle. Ce choix traduit déjà une appétence pour la langue, l’analyse, la nuance. Mais c’est à l’ISCPA Institut des médias de Paris qu’il a vraiment basculé dans l’univers médiatique. Cette école privée de journalisme lui a permis d’acquérir les bases techniques et théoriques du métier. Ses études remontent à plus de 15 ans, une époque où les chaînes d’information en continu étaient encore rares en France.

Ce qui a déclenché sa vocation ? Rien de spectaculaire : il regardait beaucoup LCI et i>TÉLÉ quand il était jeune, les seules chaînes info disponibles à l’époque. C’est en observant ces flux d’actualités, ces présentateurs posés, ces rédactions en mouvement qu’il s’est dit : pourquoi pas moi ? Une fois entré dans le bain comme stagiaire, il a découvert l’envers du décor, et ça lui a plu. À i>TÉLÉ, où il restera sept ans, il débute dès l’âge de 22 ans en tant que présentateur de journaux télévisés. Parallèlement, il est pigiste pour LCI et TF1, ce qui lui offre une vision complète du secteur. Il passe par plusieurs fonctions : assistant de présentateur, assistant d’édition, commentateur. Cette polyvalence forge sa compréhension globale du métier.

Son parcours professionnel est marqué par une progression constante. Après ses sept années à i>TÉLÉ, il rejoint BFMTV en 2013 comme chef d’édition. Très vite, il gravit les échelons : chef des informations, rédacteur en chef adjoint, puis rédacteur en chef. Pendant huit ans, il contribue à structurer l’offre éditoriale de cette chaîne d’information en continu tout en continuant d’apparaître à l’antenne lors de remplacements ponctuels. En 2021, il fait le choix de revenir à LCI, là où tout a commencé pour lui. Il devient rédacteur en chef de l’émission Brunet & Cie, diffusée entre 22 heures et minuit, tout en assurant des remplacements réguliers à la présentation. Depuis la rentrée 2024, il co-anime l’émission 22h Nivat – Cérin avec Anne Nivat. À partir de la rentrée 2025, il co-présente également la matinale du week-end aux côtés de Claire Fournier. Plus récemment encore, il a remplacé Jean-Baptiste Boursier à la matinale en mars.

Période Poste Chaîne
2006–2013 Présentateur / Assistant d’édition i>TÉLÉ
2013–2021 Chef d’édition, puis Rédacteur en chef BFMTV
Depuis 2021 Rédacteur en chef adjoint et Présentateur LCI

Au fil de sa carrière télévisuelle, Guillaume Cérin a vécu des moments intenses. Il a couvert des événements politiques majeurs, analysé plusieurs élections présidentielles françaises, commenté des crises nationales. Certains de ses passages à l’antenne ont été largement relayés sur les réseaux sociaux, notamment lors de débats politiques tendus ou d’analyses poussées sur des sujets de société. Mais ce qui l’a vraiment nourri, ce sont les rencontres. Il cite volontiers Mélanie Gambier, Valentine Desjeunes, Olivier Galzi, Christophe Hondelatte et François Gapihan comme des figures qui l’ont marqué. Ces présentateurs talentueux et exigeants lui ont transmis une certaine idée du métier : rigoureuse, engagée, sans complaisance. Travailler avec eux a conforté son envie de poursuivre dans cette voie, tout en forgeant son éthique professionnelle.

Le style journalistique de Guillaume Cérin se reconnaît facilement : sobre, posé, rigoureux, factuel. Il n’élève jamais la voix, ne cherche jamais le clash. Sa force ? Poser les bonnes questions sans tomber dans le conflit, tout en évitant les excès de langage. Il sait rendre accessibles des sujets complexes grâce à sa pédagogie naturelle. Son quotidien de présentateur commence la veille, en identifiant les grands rendez-vous du lendemain. Il échange avec la rédaction en chef sur les angles à privilégier. Le jour J, il arrive quatre heures avant l’antenne pour peaufiner ses textes, lire de nouveaux articles, préparer ses interviews. Après un passage au maquillage, vient le direct : entre deux et quatre heures d’antenne selon les jours. Ce qu’il aime par-dessus tout ? Quand une actualité tombe en dernière minute et que tout le travail préparé doit être abandonné. Cette capacité à improviser, à sortir de ses textes, à rebondir sur l’imprévu, c’est ce qui rend le métier vivant selon lui. Inversement, ce qu’il trouve difficile, c’est de contrer la langue de bois des responsables politiques qui refusent de répondre. Mais avec de l’expérience, de la pugnacité et beaucoup d’insistance, il parvient toujours à faire avancer le débat.

Sa vie privée, Guillaume Cérin la protège. Il est marié à Thomas Pernette, journaliste spécialisé dans les familles royales et la monarchie. Leur union, célébrée discrètement, a été relayée par quelques médias et saluée pour sa simplicité. Ce mariage a marqué un tournant dans la médiatisation de sa vie personnelle : il est devenu plus visible, tout en restant fidèle à son tempérament réservé. Ensemble, ils incarnent une certaine diversité dans les médias français. Mais au-delà de sa vie conjugale, Guillaume Cérin s’investit aussi dans la transmission. Il accompagne les étudiants de l’ISCPA, son ancienne école, en leur donnant les clés qu’il a mis des années à maîtriser : rigueur extrême, curiosité, neutralité, analyse approfondie. Avec eux, il construit de vraies émissions télé, depuis la conférence de rédaction jusqu’à la répartition des rôles. Chaque étudiant devient un maillon de la chaîne, dans une rédaction miniature. L’école dispose d’un plateau télé rénové et d’équipements de pointe : caméras, studio, technique. Son conseil aux futurs journalistes ? Patience, rigueur, engagement total. Et surtout, toucher à tout, parce que c’est cette polyvalence qui fera la différence dans un secteur où la concurrence est rude.

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