Homme souriant en costume tenu par mains dans cadre

Julian Bugier : ses confidences émouvantes sur son père et les épreuves familiales

Je regarde Julian Bugier présenter le journal de 13 heures sur France 2 depuis des années. Son visage familier, sa posture rassurante, cette manière de raconter le monde avec une élégance sobre. Pourtant, je ne savais presque rien de lui. Récemment, j’ai découvert des confidences qu’il a faites sur son enfance, ses épreuves familiales et surtout sur Jacques, son père. Ces révélations m’ont touchée. Elles racontent un homme façonné par l’admiration filiale, les drames familiaux et une construction personnelle qui n’a rien d’évident. Je vous propose d’visiter avec moi ce parcours bouleversant, celui d’un journaliste qui a dû grandir trop vite entre deux foyers brisés.

Jacques Bugier, un père admiré malgré ses fragilités

Jacques Bugier était journaliste en presse régionale. Il a travaillé pour La République du Centre à Blois, puis pour La Nouvelle République, avant de rejoindre Le Monde. Julian parle de lui comme d’un personnage fondateur, quelqu’un qu’il a admiré profondément. Son père était un intellectuel soixante-huitard, doté d’une belle plume et d’une certaine flamboyance. Quand il prenait la parole en société, il captivait l’espace par ses mots et sa prestance. Julian adorait l’accompagner sur le terrain journalistique. Ces moments d’aventure le captivaient et l’ont probablement orienté vers cette profession.

Mais Jacques Bugier était aussi un homme torturé, sujet à la dépression de façon importante. Julian évoque des souvenirs difficiles. Son père l’oubliait parfois à l’école. L’enfant se retrouvait seul sur le trottoir après le départ de ses camarades. Ces quelques occasions l’ont marqué durablement et expliquent aujourd’hui sa détestion du retard. Le jeune Julian s’est retrouvé dans un rôle inversé, accompagnant et aidant son père alors qu’il n’était qu’un garçon.

Jacques aurait pu mener une carrière plus ambitieuse. Pourtant, il préférait refaire le monde avec ses copains au café, cigarette au bec, autour d’un whisky. Julian a accepté de jouer ce rôle protecteur envers son père, malgré les fragilités et les moments de faiblesse. Jacques est décédé le 10 juin 2013 à 59 ans. Julian avait 32 ans. Cette disparition prématurée l’a profondément bouleversé. Il déplore que son père soit parti beaucoup trop tôt.

Une enfance marquée par les drames et le divorce

Julian Bugier est né le 22 novembre 1980 à Blois. Ses parents ont divorcé lorsqu’il avait environ 5 ans. Cette séparation a été précipitée par le décès de son petit frère cadet, mort peu après sa naissance. Des problèmes existaient déjà dans le couple, mais cette tragédie a accéléré la rupture. Julian qualifie cette période comme cabossée. Je trouve ce mot d’une justesse terrible.

Après le divorce, Julian a navigué entre deux foyers. Sa mère, brocanteuse-antiquaire, l’a élevé seule. Il passait les week-ends chez son père. Ces moments étaient particuliers et un peu durs. Il se sentait balayé entre ses parents lors de leurs disputes et déchirements. Je connais cette sensation désagréable d’être pris entre deux mondes qui s’affrontent.

Heureusement, les grands-parents maternels ont occupé une place fondamentale dans sa vie. Son grand-père, qu’il adorait particulièrement, possédait un très bon restaurant considéré comme une institution à Blois. Sa grand-mère tenait également l’établissement avec lui. Ils venaient chercher Julian à l’école, et il allait manger dans les cuisines du restaurant. Ces moments représentaient du bonheur et un refuge pendant les périodes difficiles. Julian conserve d’excellents souvenirs de cette époque. Elle lui a transmis son amour de la bonne cuisine, un héritage qu’il espère transmettre à ses propres enfants.

L’héritage paternel et ses regrets de père

Jacques Bugier a influencé le choix professionnel de Julian de manière déterminante. Le journalisme est devenu une affaire de famille, de père en fils. Julian a toujours été très ambitieux. Il voulait montrer qu’il était légitime à lui-même, aux autres, mais surtout à cette figure paternelle admirée. Il cherchait constamment à épater son père. Pourtant, Julian n’a pas validé son DEUG d’économie. Cette absence de diplôme lui a longtemps donné le syndrome de l’imposteur. Grandir dans une petite ville de province, ne pas avoir les codes pour s’imposer dans le milieu parisien, tout cela a été un obstacle.

Julian est aujourd’hui père de deux enfants avec Claire Fournier, journaliste et éditorialiste économique sur LCI. Lucien est né en 2011 et a 14 ans. Gabrielle est née en 2013 et a 11 ans. Julian se décrit comme un papa assez présent, plutôt cool, mais parfois sévère. Il aime partir à l’aventure avec ses enfants et construire des souvenirs avec eux.

Pourtant, Julian éprouve de terribles regrets envers Gabrielle. Elle est née en 2013, l’année du décès de son père Jacques. Ce drame familial s’est produit pendant cette période difficile. Julian s’est réfugié dans le travail pour oublier. À l’époque, il travaillait énormément entre France 2 et Europe 1. Il a totalement négligé son congé paternité. Julian regrette profondément cette décision. Il affirme que si c’était à refaire, il ne le referait pas. Ce moment reste l’un des plus douloureux de sa vie. Aujourd’hui, il milite pour l’allongement du congé paternité. Voici ce qu’il souhaite transmettre à ses enfants :

  • L’amour de la bonne cuisine hérité de ses grands-parents
  • Des moments d’aventure et de bonheur partagés
  • Une conscience de l’actualité et du monde
  • La construction de souvenirs précieux

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