Salaire de Charles Leclerc chez Ferrari : combien gagne le pilote de Formule 1 ?

Salaire de Charles Leclerc chez Ferrari : combien gagne le pilote de Formule 1 ?

Je ne sais pas vous, mais quand je repense à mon dernier relevé de compte, je me demande si j’ai choisi la bonne voie professionnelle. Entre deux mails urgents et mon éternel bol de flocons d’avoine, je me suis plongée dans les chiffres vertigineux du monde de la Formule 1. Et franchement, les montants que touche Charles Leclerc chez Ferrari donnent le tournis. Petit tour d’horizon des revenus du « Principino » monégasque qui fait vrombir les moteurs et les comptables de la Scuderia.

Quel salaire pour Charles Leclerc en 2025 ?

Accrochez-vous bien à votre siège (certainement moins ergonomique que celui d’une F1) : Charles Leclerc empoche actuellement 34 millions de dollars chez Ferrari, soit environ 31,2 millions d’euros. Cette somme faramineuse le place sur le podium des pilotes les mieux rémunérés du paddock, en troisième position pour être précise. Et ce n’est que le début de l’histoire.

Pour 2025, le Monégasque franchira un nouveau cap avec un salaire qui atteindra 40 millions d’euros, avant de potentiellement grimper jusqu’à 50 millions annuels s’il reste fidèle à la Scuderia jusqu’en 2029. Une progression qui me fait repenser à ces « félicitations » qu’on nous adresse quand on accepte de s’écraser avec le sourire pour trois fois moins qu’un stagiaire dans une multinationale.

Si on regarde l’évolution de ses émoluments, on constate une courbe aussi impressionnante que son pilotage :

  • 2024 : 34 millions de dollars (31,2 millions d’euros)
  • 2025-2026 : 40 millions d’euros par an (garantis)
  • 2027-2029 : Jusqu’à 50 millions d’euros par an (sous conditions)

Ces montants feraient pâlir n’importe quel PDG du CAC 40, et pourtant, Leclerc n’est même pas le mieux payé du plateau. Je vous laisse imaginer ce que cela représente quand on sait que le salaire cumulé des trois pilotes les mieux payés égale celui des 17 autres réunis (134 millions de dollars). Une inégalité qui me rappelle étrangement certains écarts salariaux dans nos entreprises, mais à une échelle bien plus vertigineuse.

Un gouffre entre les stars et les autres pilotes

En matière de salaires en F1, c’est un peu comme dans le reste de la société : il y a ceux qui baignent dans l’opulence et les autres qui ramassent les miettes. Quand je vois que Max Verstappen caracole en tête avec 55 millions de dollars (50,5 millions d’euros) chez Red Bull, suivi de Lewis Hamilton avec 45 millions (41,3 millions d’euros) chez Mercedes, je me dis que la méritocratie a bon dos.

Pour vous donner une idée de l’abîme qui sépare les stars des autres pilotes, voici un tableau comparatif qui parle de lui-même :

Pilote Écurie (2024) Salaire annuel (2024)
Max Verstappen Red Bull 55 millions $
Lewis Hamilton Mercedes 45 millions $
Charles Leclerc Ferrari 34 millions $
Jeunes pilotes débutants Écuries modestes Entre 500.000 et 1 million $

Quand je pense qu’un jeune pilote comme Hadjar pourrait toucher entre 500.000 et 1 million de dollars, je me dis que l’écart est aussi large que celui entre une Ferrari et ma citadine qui tousse au démarrage. Et pourtant, tous prennent les mêmes risques sur la piste, non ?

À partir de 2025, cette hiérarchie salariale connaîtra d’ailleurs un léger remaniement : Verstappen restera au sommet avec 60-65 millions de dollars, suivi désormais par Hamilton qui empochera 60 millions chez Ferrari, et Leclerc qui complètera ce trio doré avec ses 35 millions. De quoi créer quelques jalousies dans les garages, j’imagine.

Libre de partir à compter de 2027

Ce qui m’intrigue particulièrement dans le nouveau contrat de Leclerc, c’est cette fameuse clause libératoire liée aux performances à partir de 2027. En clair, Charles pourra faire ses valises si la voiture ne lui permet pas de jouer les premiers rôles. Une sorte d’assurance professionnelle que je rêverais d’avoir dans mon contrat : « Si le magazine ne me convient plus, je peux partir sans préavis avec mon carnet d’adresses ».

Son contrat est donc structuré de façon astucieuse :

D’abord annoncé comme une prolongation « au-delà de la saison 2024 » par la communication officielle de Ferrari, les détails révèlent que seules les deux premières années (2025-2026) sont gravées dans le marbre. Ensuite, c’est la performance qui dictera l’avenir. Comme l’a déclaré Leclerc lui-même : « Je suis très heureux de savoir que je porterai la combinaison de la Scuderia Ferrari pendant encore plusieurs saisons », tout en considérant l’équipe comme « sa deuxième famille » depuis qu’il a rejoint la Ferrari Driver Academy en 2016.

Frédéric Vasseur, le patron de Ferrari, a d’ailleurs mis la pression en affirmant : « Nous sommes déterminés à offrir à Charles une voiture qui gagne et je sais que sa détermination et son engagement sont des éléments qui peuvent faire la différence ». Traduisez : « On te paie une fortune, alors rapporte-nous des victoires ».

Cette flexibilité contractuelle me fait penser à toutes ces relations où l’on s’engage sans vraiment s’engager, avec une porte de sortie toujours entrouverte. La loyauté a un prix, et en F1, il semble qu’il se chiffre en dizaines de millions.

En attendant, le « Predestinato » (comme on le surnomme parfois) poursuit son parcours chez Ferrari entamé en 2019, avec notamment une troisième place au championnat du monde en 2024. Et à ce tarif, j’espère pour lui que les victoires suivront, car la pression sera à la hauteur du salaire. C’est peut-être ça, finalement, le vrai prix de la démesure.

Retour en haut